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I cap Leopard

Posted on novembre 25, 2017 in Uncategorized by

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Lors donc qu’on nous parlera de certains états nerveux où les conditions organiques de la sensibilité semblent bouleversées ; où certains sens seraient suspendus, tandis que d’autres prendraient une exaltation anormale ; où même des sens inconnus dans l’état normal entreraient, dit-on, en jeu, nous nous abstiendrons sagement de nier les phénomènes dont nous ne pouvons dire autre chose, sinon que leur explication surpasse nos connaissances ; mais nous n’hésiterons pas à rejeter ceux qui impliquent le renversement des conditions essentielles de notre connaissance, lesquelles ne sont autres que l La seule question qui l’intéressera est la suivante : « Quelle vérité y a-t-il dans ces systèmes ? Si nous retranchons de la sensation, ou de la réminiscence de la sensation, tout ce qui n’a en soi aucune vertu représentative, tout ce qui ne contribue pas à la connaissance, ou ce qui n’y contribue que par voie indirecte, à titre de réactif, ainsi qu’on l’a expliqué, tout ce qui pourrait ne pas s’y trouver, sans que la connaissance fût nécessairement arrêtée dans sa marche vulgaire ou dans ses progrès scientifiques, il restera l’idée ou la pure connaissance de l’objet. Les écrivains n’ont point observé cette distinction, et l’usage n’a pas tracé, dans le style familier ou littéraire, de démarcation rigoureuse entre les acceptions des deux termes idée et image. Mais supposons, comme l’a pensé ingénieusement Brewster, en construisant l’hypothèse déjà citée, que des rayons diversement colorés aient le même indice de réfraction ; il n’y aura aucun moyen de les isoler, de manière à leur faire décrire des trajectoires différentes. C’est une analyse de cette seconde espèce qui peut s’appliquer à la distinction de l’idée pure et du cortège d’impressions sensibles qui l’accompagne nécessairement, par une loi inhérente à la constitution de l’esprit humain, parce que l’esprit humain n’est pas une intelligence pure, mais une intelligence fonctionnant à l’aide d’appareils organiques ; parce que la vie intellectuelle est dans l’homme étroitement unie à une nature animale d’où elle tire ce qui doit la nourrir et la fortifier. Loin de là : les plaisirs intellectuels ont ce trait remarquable qu’ils sont à la fois les plus intérieurs à l’être et les plus communicalifs, les plus individuels et les plus sociaux. Ce lien qui s’établira entre eux liera aussi leur conduite et leur imposera dans leurs rapports réciproques une espèce d’obligation particulière ; c’est un lien émotionnel, une communauté produite par l’harmonie complète ou partielle des sensibilités et des pensées. À la nécessité de donner un corps à l’idée, par l’emploi d’images sensibles, tient la nécessité des signes d’institution, qui jouent un si grand rôle dans le développement de l’esprit humain, et sur la nature desquels nous aurons lieu de faire par la suite des observations importantes. Dès à présent nous pouvons remarquer que l’impression sensible des sons de la voix articulée ou des caractères de la parole écrite s’émousse d’autant plus par l’habitude, et par conséquent dérobe à l’idée une part d’autant moindre de l’attention, que la langue parlée ou écrite nous devient plus familière, sans que jamais l’idée puisse se passer tout à fait du support de l’impression sensible, même lorsque nous ne nous servons du langage que pour converser avec nous-mêmes et pour le besoin de nos méditations solitaires. On entend ordinairement par imagination une faculté éminemment active et créatrice, une aptitude à saisir avec vivacité et à exprimer avec énergie, par des images empruntées à la nature sensible, les émotions de l’âme et les inspirations du cœur. Aussi, tous les naturalistes, à quelque secte philosophique qu’ils appartiennent, qu’ils soient ou non partisans des causes finales dans le sens vulgaire du mot, s’accordent, par une considération ou par une autre, à chercher la raison des principaux phénomènes de l’organisme dans la fin même de l’organisme ; et c’est à la faveur de cette idée régulatrice, de ce fil conducteur (comme s’exprime Kant), qu’on est arrivé à une connaissance de plus en plus approfondie des lois de l’organisation. Sans doute les corps qui tombent sous nos sens nous donnent l’idée d’une portion d’étendue continue, figurée et limitée ; mais ce n’est là qu’une fausse apparence ou une illusion. Ces molécules sont des centres d’où émanent des forces attractives et répulsives, voilà ce que l’expérience et le raisonnement semblent indiquer d’une manière certaine ; mais qu’elles aient la forme de sphères, d’ellipsoïdes, de pyramides, de cubes, ou qu’elles affectent toute autre figure courbe ou polyédrique, c’est ce qu’aucune observation ne peut nous apprendre, ni même nous faire présumer. Il semblait au premier aperçu, et l’on a cru pendant quelque temps que des lois de la cristallographie ressortait une indication de la forme polyédrique des molécules élémentaires ; mais, quand ces lois ont été mieux connues et mieux interprétées, toute conséquence de ce genre s’est trouvée dépourvue de solidité et contraire aux inductions d’une saine physique. Depuis mars, I cap Leopard s’active à ce nouveau concept. Aussi bien aurait-on pu et dû prévoir cette conséquence à laquelle le progrès de l’étude a conduit ; car il répugne à la raison d’admettre que nous puissions, avec les organes et les facultés dont la nature nous a doués pour connaître les choses à la faveur des relations qu’elles ont avec nous, atteindre en quoi que ce soit à l’essence des choses et à la réalité primitive et absolue (8 et 10) ; comme on y atteindrait effectivement dans le système atomistique, si l’on pouvait assigner la figure des éléments primordiaux, des atomes indestructibles, dont l’existence expliquerait tous les phénomèn Plus nous allons, plus les plaisirs humains semblent prendre un caractère social et sociable. Ainsi, de ce que le fait psychologique est accroché à un état cérébral, on ne peut conclure au « parallélisme » des deux séries psychologique et physiologique. Ce sentiment d’obligation, feeling, au point de vue dynamique, est indépendant de la direction effectivement morale ou non morale de l’instinct ; il dépend seulement de son intensité, de sa durée et de la résistance ou du secours qu’il rencontre dans le milieu.

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