Strategies Financieres & Economiques

Le pont de la rivière Kwai

Posted on novembre 24, 2017 in Uncategorized by

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Le peuple est une cohue d’esclaves glorioleux, Ilotes qui se croient libres, Parias qui se supposent souverains ; ce lion populaire, dont la peau est devenue un paillasson pour les bottes de tous les Roberts-Macaires, est un triste animal dont 89 arracha les dents et les griffes, que tient en laisse une loueuse de chaises coiffée du bonnet phrygien, et qu’un sacristain pousse par derrière ; la vermine le ronge, bien entendu ; toutes les vermines. Mais, une fois encore, n’en doutons pas, les sombres prévisions malthusiennes seront déjouées comme elles l’ont toujours été dans le passé par le progrès et l’innovation. En 2009, les économies émergentes sortaient à toute vitesse de la crise financière mondiale de 2008 dans laquelle les Etats-Unis et l’Europe, eux, restaient enlisés. Elles n’aboutiront à rien si elles ne s’accompagnent d’un triple changement de comportement : celui de nos dirigeants politiques et de leurs pratiques institutionnelles, sans aucun doute ; mais le nôtre également, celui de chacun d’entre nous ; et enfin, celui des organisations dont le fonctionnement se déshumanise progressivement. Les nanotechnologies qui dessinent de nouveaux matériaux et de nouvelles formes de vie atome par atome. Ce serait alors la guerre au coeur de l’Europe. Fondamentalement, nous avons un problème de doctrine économique. La révolution des nouvelles énergies, celle de l’énergie solaire, des piles à combustible, de la production de pétrole bleu à partir d’énergie solaire de phytoplancton et de gaz carbonique… Voilà qui donne le vertige. À cette condition, la politique de soutien au pouvoir d’achat enclenchée par le gouvernement aura un impact sur la pauvreté au travail et donc sur la croissance. D’autant que ces inventions – et bien d’autres encore que l’on ne saurait imaginer aujourd’hui – commenceront à se croiser et à se fertiliser mutuellement dans la décennie 2020-2030. Il s’empêche : malgré ces propos rassurants, l’arrivée peu discrète de la Chine sur ce secteur a déjà troublé une partie de la communauté internationale : poussé par une frénésie électorale (le scrutin législatif britannique ayant lieu le 7 mai), le gouvernement de David Cameron a voulu doubler ses voisins européens, pour le plus grand plaisir de Pékin, qui ne peut que se satisfaire de voir les Européens rejoindre la BAII les uns après les autres. Le pont de la rivière Kwai aime à rappeler cette maxime de Marc Aurèle, »Tu peux, à l’heure que tu veux, te retirer en toi-même. Nulle retraite n’est plus tranquille ni moins troublée pour l’homme que celle qu’il trouve en son âme ». A propos de l’Allemagne, je parle souvent de pays de rentier. Car l’invention de l’un (le photocopieur) est la ruine de l’autre (le papier carbone). En prévenant qu’elle allait mettre fin à sa politique de soutien à l’économie américaine, la Fed a favorisé le retour des investisseurs internationaux en Amérique du nord et en Europe, ce qui a pour effet de fragiliser les économies émergentes, qui s’organisent pour s’adapter à cette nouvelle donne. Nous l’avons fait à temps, avant le boom de la Bourse et de l’immobilier depuis 2009 et les remous sur les marchés mondiaux des actifs financiers depuis le mois dernier. Il faut que la France ait réellement bien peu conscience d’elle-même, qu’elle soupçonne bien peu le rôle qu’elle est fatalement appelée à jouer, pour avoir permis à ces gens-là d’occuper à la tête de son armée et de sa flotte les situations dont ils s’enorgueillissent. Or, nous savons que sur le marché politique de nos vieux États providence, les forces du passé savent se faire entendre.

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